Le Spyderco Atlantic Salt est un couteau conçu pour une utilisation marine.
Il est en effet doté d’une lame de forme “sheepfoot” (c’est un modèle Rescue modifié), mais surtout d’un manche en nylon renforcé de fibres de verre et d’un acier H1 pour sa lame.

Il mesure 210 mm ouvert, pour une longueur de lame de 94 mm (longueur utile de coupe : 81 mm, épaiseur 3 mm, diamètre du trou d’ouverture 14 mm, élargi pour une utilisation avec des gants) et un poids de 77 grammes. Le mécanisme est de type à pompe, avec une demi-lune dans la manette de déverrouillage.

Le modèle que je possède dispose d’un manche jaune vif qui est plus pratique pour un usage professionnel ou outdoor puisqu’il est très visible. Il existe néanmoins un modèle doté d’un manche noir, c’est de toute manière le seul modèle encore en stock aujourd’hui. Pour les amateurs de jaune, il faudra se tourner vers le cousin de l’Atlantic Salt, le Pacific Salt, qui se rapproche plus de l’Endura.
J’ai choisi un modèle à tranchant simple parce que je n’ai guère de succès dans l’aiguisage des tranchants à denture, et que je n’ai aucune envie de me trimballer avec un kit spécialement conçu pour.
Pour une utilisation purement marine, par contre, il peut-être intéressant de s’intéresser au modèle à dentures qui est vraiment super pour découper drisses et toiles.

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Le clip monté est celui du Rescue. Il est noir, mais généralement, on n’y fait guère attention. Il est monté en creux (et non pas en relief comme chez beaucoup d’autres modèles), ce qui permet de diminuer légèrement l’épaisseur du couteau et d’assurer un montage sans jeu à l’aide d’une seule vis. Le clip est bloqué par un tube creux fileté dans lequel s’engage une vis. Une rondelle vient répartir parfaitement les forces. Il est facilement retirable pour les personnes qui n’en veulent pas et qui préfèrent porter leur couteau en étui ou au fond d’une poche, à l’aide d’un tournevis cruciforme. On peut également inverser la position du clip en le plaçant sur la plaquette gauche, ce qui peut être pratique pour un port de droitier. Contrairement à certains autres couteaux, il n’y a que deux positions possibles, le couteau sera donc toujours porté dans le sens d’ouverture, le Spyderhole vers le bas.
Le clip est très bien conçu. Il est solide, ne se déforme pas, et l’ergonomie reste excellente malgré sa présence. Il augmente d’environ un millimètre l’épaisseur du manche.

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Lorsque le clip est retiré, l’orifice laissé libre par l’écrou de maintien peut être utilisé pour le passage d’une drisse afin de sécuriser le couteau. Personnellement, je ne suis pas très fana, le risque de blessure en cas de maladresse causé par une lame courte fixée au corps par une lanière est assez élevé. Il vaut mieux laisser tomber le couteau, quitte à le perdre, plutôt que d’avoir une lame non controlée qui risque de blesser une cuisse ou un ventre. Cela dit, un port au cou avec une fixation détachable, comme pour les téléphones portables, peut être une solution intéressante.

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Le manche est réalisé en deux parties soudées et il semble aussi solide que possible, dans la mesure où il n’est pas renforcé par des platines métalliques comme sur certains modèles. C’est intéressant pour la légèreté et la résistance à la corrosion. A noter que le dernier centimètre de la lame a tendance à marquer le manche lorsque la lame est rentrée. Il n’y a pas vraiment de solution, à moins de faire attention à rabattre doucement la lame. Un coussin en liège peut être placé à l’intérieur du manche pour amortir la lame, mais il faudra le changer très régulièrement.

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Les moulures du manche, en forme de petits cratères peu profonds, sont très confortables et permettent en même temps une prise excellente pour la main. Le manche, même humide, ne glisse pas. Le seul inconvénient, c’est que les moulures ont tendance à s’encrasser assez facilement, et cela se voit beaucoup à cause de la couleur vive du manche. Il faut donc de temps en temps nettoyer celui-ci avec une brosse et de l’eau savonneuse. Pour protéger le mécanisme après le nettoyage, un brève aspersion de WD40 pour chasser l’eau et la mise en place d’un lubrifiant.
La lame et le mécanisme sont rivetés, ce qui implique qu’on ne peut pas régler la tension, comme sur les modèles à vis. D’un autre côté, pas besoin de les régler régulièrement, comme sur un modèle à vis.
La construction du manche interdit tout effort latéral, utilisation comme levier par exemple. Mais sinon, il ne doit y avoir aucun problème.

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La lame est de type “Sheepfoot”. C’est une lame très pratique pour la vie courante. Elle pourrait être même plus courte sans que son efficacité ne soit remise en cause. Comme tous les Spyderco, elle comporte un Spyderhole, le fameux trou d’ouverture qui est extrêmement pratique et confortable à utiliser. L’ouverture est très agréable, très douce. Elle est fabriqué en acier H1 qui a la particularité intéressante de ne pas rouiller, puisqu’il ne ne comporte pas de carbone dans sa composition. Le tranchant est moins bon qu’avec le VG10 habituel des Spyderco, mais il reste tout de même meilleur que 90 % de la production industrielle actuelle. Seul inconvénient, il est un peu mou et il faut le réaffuter fréquemment. La lame est sous-traitée à Seki, au Japon.

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Lorsque le couteau est fermé, il est assez large. Cela se voit particulièrement en comparaison avec d’autres couteaux que je porte : il est plus large encore que la pince-outil Leatherman Super Tool.

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Mais il se rattrape heureusement dans le domaine de l’épaisseur, puisqu’il est au niveau du Benchmade Mini Pika ou du My First Victorinox.

Au niveau ergonomique, les moulures du manche et les stries de la lame (au-dessus et en dessous) permettent une excellente prise en main, quelque soit la position de celle-ci.

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Le Spyderco Atlantic Salt est un de mes couteaux favoris et il fait partie de ceux sur qui je compte vraiment. Il est solide, sa lame est efficace, il est très léger et sait se faire oublier dans la plupart des situations, jusqu’à ce que l’on ai besoin de lui. Son système d’ouverture à une main est excellent, et le clip est très réussi également, ce qui dispense d’avoir à le porter dans un étui ou dans une poche, au risque de le perdre.

Vendu un peu plus cher que le Rescue dont il est dérivé, il a l’avantage de ne pas rouiller du tout, alors que le Rescue risque de rouiller - un tout petit peu. Est-ce que cela vaut le coup d’échanger cet avantage contre la qualité de tranchant supérieure apportée par le VG10 ? Pour moi, oui, même si je suis rarement sur un bateau ces temps-ci. Pour un plongeur, ça peut être un très bon couteau de back-up à son poignard, pour un marin, un très bon canif à tout faire, et pour quelqu’un qui transpire beaucoup un bon couteau à porter en permanence sans risquer d’abîmer l’acier avec l’acidité de sa transpiration. Pour moi, c’est un excellent choix.

http://spyderco.com/catalog/details.php?product=172
http://dive.scubadiving.com/members/gea … .php?s=672

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