La Streamlight Survivor LED est une lampe conçue pour les services de secours, très résistante, relativement compacte, avec un faisceau très puissant (diode 3W). Alimentée par quatre piles LR06/AA (montées dans une chargette) ou une batterie optionnelle (le prix passe du simple au triple dans ce cas), la partie éclairante est perpendiculaire au corps de la lampe, comme sur une lampe coudée. Un petit clip permet de fixer la lampe à un baudrier ou à une poche. La base plate de la lampe permet également de la poser et d’éclaire une surface sans être obligé de la porter (le gros défaut des lampes dont la tête est dans la continuité du corps).
Le corps est en nylon, disponible en deux couleurs vives (jaune ou rouge/orange).

Elle n’est différente des Survivor incandescentes que par le système de diode, qui remplace une lampe au xenon plus ou moins puissante selon le modèle.
C’est un modèle très équilibré, puisque son autonomie dépasse largement celle de la Survivor DIV1 (Xenon 2.4W, 31 lumens, 4 heures et quart d’autonomie, données contructeur) tout en procurant une puissance très correcte (65 lumens en position haute, 6 heures ou 3 heures d’autonomie selon le réglage sélectioné, données constructeur, contre 114 lumens et une heure quarante d’autonomie pour la DIV2 à Xenon 5.5W). Si les données sont exactes, la Survivor LED se promène aux alentours d’une lampe tactique de première génération.
La lentille est en Lexan anti-chocs et son reflecteur permet une très longue portée tout en éclairant correctement sur les côtés.
Si elle peut accepter au choix le système de piles ou les batteries rechargeables, je ne sais pas si l’on peut utiliser des accumulateurs au format LR06/AA à la place des alcalines. Le prix public est d’environ $ 40 pour le modèle à piles, $ 130 pour le système complet avec chargeur. Si c’est une lampe destinée à servir pour les pannes d’électricité, inutile d’investir dans la batterie. Mais pour un service de secours, avec une utilisation quotidienne, le pack batterie (sachant que chaque lampe supplémentaire coûte $ 70) est vite amorti, à raison d’une consommation d’un pacquet de piles par semaine au minimum. Selon le type de chargeur, la durée de charge varie entre une et dix heures. Notons que la batterie est compatible avec celle utilisée sur les modèles incandescents.
L’ergonomie doit être un peu bizarre, vu la forme un peu carrée du manche de la torche. Apparemment, cela reste correct. Un gros bouton au sommet de la lampe permet d’allumer la torche, et de la régler sur trois options possibles : pleine puissance, puissance réduite et balise clignotante. Le bouton peut être utilisé avec des gants mais il est protégé par des parois pour éviter un allumage accidentel.
Pour ce qui est des risques professionnels, la lampe est suffisamment robuste pour supporter une chute d’une dizaine de mètres, et la diode ne risque pas de griller comme une lampe normale, sans prévenir (sauf problème de charge, mais c’est une autre histoire), et elle est relativement anti-chocs. Elle est également classée résistante à l’eau, sans précision à ce sujet, mais par contre, elle est simplement normée CE, sans aucune précision quand à l’ATEX, ce qui me semble déraisonnable pour une lampe conçue pour être utilisée dans des atmosphères périlleuses. Notons néanmoins que la diode ne chauffe pas autant qu’une lampe au xénon, mais je pense que cette caractéristique va la disqualifier auprès de nombreux pompiers.
Les dimensions sont raisonnables (17.15 x 7.24 x 7.29 cm), le poids est de 371 grammes avec les piles alcalines ou de 508 grammes avec la batterie.
Notons qu’une garantie à vie, quelque soit le problème, est fournie avec la lampe.
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