J’ai eu la chance de trouver un mini Douk Douk cet après-midi pour une somme modique. Le Douk-Douk est un couteau traditionnel français, créé dans les années trente par la maison Cognet pour les marchés d’exportation.
Le modèle tient son nom et son illustration d’une gravure d’un explorateur français (Bougainville ? J’ai oublié). Le nom était cool, l’image très sympa ; pas de bol, pour le marché visé, dans le Pacifique-Sud, c’est une créature taboue.
Le couteau ne s’étant pas vendu, les Cognet se sont retrouvé avec un stock de couteaux, dont ils se sont débarassés en Afrique du Nord, où ce couteau a connu un très grand succès, avant de se répendre en Afrique noire.
Si ce couteau a si bien marché, c’est qu’il n’est pas dénué de qualités : une bonne lame en acier facilement affutable rangée dans un manche solide, résistant, léger et compact.
Simple ? Difficile de faire mieux : manche estampé et plié, avec deux rivets retenant l’un l’anneau de bélière, l’autre la lame.
Le modèle de base a le manche recouvert d’une sorte de protection noire, une sorte de parkerisation, tandis que la lame, hésitant entre le scimitar et le Bowie, est gravée à l’acide d’arabesques.
Il existe plusieurs variantes de finition (concernant principalement le manche, avec diverses décorations et protections), certaines portant des noms différents (El Baraka, L’Ecureuil, Le Tiki, etc.).

J’ai porté plusieurs Douk Douk pendant des années, et il ne m’ont jamais fait défaut.
Bien sûr, ils n’ont pas que des qualités. La finition a tendance à s’user rapidement, le couteau rouille s’il n’est pas entretenu très régulièrement, il use le fond des poches à cause de son dos carré, son ressort est assez dur… mais pour un prix relativement modique (je dis relativement, puisque le prix a considérablement augmenté en quelques années), on a un acier très correct qu’il est possible d’affûter rasoir, un couteau très plat, bien équilibré et très confortable à utiliser, un anneau de bélière assez bien conçu, un mécanisme ultra-légal, une très bon rapport taille de la lame/encombrement, et finalement un couteau simple, robuste et esthétique (je n’ai pas dit : “joli”).
Le mini Douk-Douk reprend une très large partie de ces qualités et de ses défauts ; il est encore plus portable, tout en offrant une vraie lame (comparez la lame du Victorinox Classic avec celle du Douk Douk, qui est à peine plus encombrant), mais par contre, il est assez dur de l’ouvrir d’une seule main, ce qui était possible avec le grand modèle avec un peu d’expérience.




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One Response
Chris Sampson
January 14th, 2007 at 1:11 am
1Today I purchased a Cognet Hawkbill folder that looks like it ancient . It has a rabbit stamped on the blade right in front of the name Cognet .
Do you have any idea how old this knife might be ? Also do you know how long Cognet has been making knives ?
Any help you could send my way would be greatly appreciated ! Thank You , chrisam7@netzero.net
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